I. LE SPECTACLE
"DANSES TRADITIONNELLES FEMININES ET TAMBOURS DU BURUNDI" PRODUIT PAR INDANGA A.S.B.L.
Le spectacle du groupe culturel INDANGA a.s.b.l est un véritable ballet de plus de 40 artistes sur scène. Des hommes battant (kuvuza : "faire parler") et "dansant les tambours" (gutamba ingoma) se relayent avec des dames et demoiselles présentant divers numéros de danses traditionnelles féminines du Burundi, pays de la région des Grands-Lacs d’Afrique, au bord du lac Tanganyika.
Danses traditionnelles féminines :
Chaque danse féminine (urwedengwe, ihunja, umutsibo, amarwandama, etc) ou masculine (ingoma, agasimbo, ou danse acrobatique du Buragane, intore ou danse -parade des guerriers, umuyebe, etc) a une signification qui lui est propre et qui correspond à un événement précis ou à une profession bien déterminée. Le chant, le rythme, l’expression corporelle, les mines sont autant de signes distincts adaptés à chaque circonstance et recherchés pour toucher à la fois le sens esthétique et l’esprit. Les dames et demoiselles montrent des évolutions chorégraphiques dans lesquelles l’élégance et la souplesse des inyambo (c’est-à-dire les vaches aux longues cornes, bêtes quasi sacrées dans le Burundi traditionnel) rivalisent avec les trépidations du train-train de la vie rurale que mènent les Barundi
Les tambours (Ingoma) :
Comme partout en Afrique, dans le Burundi ancien, les tambours jouaient un rôle de communication et de communion, tout en détenant une valeur hautement symbolique, festive et sacrée dans les rapports établis entre le peuple murundi et son mwami ("le roi").
Le tambour à lui seul constitue un art. Et sa conception était, au temps de la monarchie, l’apanage des hommes des clans hutu spécialisés des collines des plateaux centraux (sanctuaire de Gishora à Giheta, Higiro à Gitega et Kidasha à Makebuko) dont la fonction et "tout le secret du tambour" étaient transmis rituellement de génération en génération. Aujourd’hui, il s’est désacralisé et vulgarisé ; néanmoins des membres de ces anciennes familles spécialisées gardent la main.
Le rythme des tambours du Burundi, par le style et l’originalité de battre et de danser, tranche avec celui des percussions (tam-tam, djémbé, dunun, etc) du reste du continent africain et même du monde entier. Le tambourinaire doit cultiver des qualités d’équilibre, d’assurance et de souplesse. L’évolution du danseur sur scène et le rythme syncopé des différents tambours en scène sont autant de défis pour la maîtrise corporelle, l’harmonie du son et l’expression du maître-tambour et expriment la poésie de la vie liée à la fécondité de la terre, des hommes et de l’esprit
II. CANEVAS DU SPECTACLE “INDANGA” :Durée : 60 minutes d’affilée ou 1h30 en deux parties de 45 minutes chacune, avec entracte.
A. Danses des dames (Intambo z’abagore) et demoiselles (Imiyabaga)
* Chant d’entrée : procession de dames portant sur la tête des corbeilles, rappelant ainsi la pompe des grandes visites dans le Burundi profond. * Chants et danses exprimant la fierté, la force, la beauté et l’insolence de la jeunesse. * L’expérience et la sagesse des moins jeunes. * Sorties des femmes pour laisser place aux bahebera (« tambourinaires »).
B. Prestation des maîtres tambours
* Entrée procession : tambours sur la tête (mode de portage des Barundis et rituel des tambourinaires rappelant les voyages effectués du sanctuaire au palais) * Arrivée sur et salutation aux tambours et au public * Enchaînement de numéros en solo, en duo, en trio.
C. Au revoir, « Ni akagaruka », à bientôt, Bayi !
Rassemblement de tous les artistes et révérence finale.









